Ce matin, comme tous les jours, le Soleil se lève, le Rhin s’écoule, indifférents au reste du monde. Quant à moi, j’ai mal dormi.
Grogu est aux anges ce matin car l’hôtel offre un buffet inégalé. Il y a entre autres des gaufres, du poisson, plein de fromages différents, des œufs, et une grande variété de petits pains.
Comme je l’avais noté il y a trois ans, l’hôtel lui-même est plutôt quelconque, mais le petit déjeuner en fait un lieu parfaitement adapté aux cyclistes (en plus de la cave qui ferme à clef).
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On se prend un bon petit déjeuner sous l’œil bienveillant d’une serveuse adorable ; comme d’habitude, je prépare quelques sandwiches pour la journée.

Nous partons vers 10h ; le ciel est tout bleu, mais il va se charger de gris. Après quelques détours dans la ville, nous rejoignons la forêt en bord du Rhin.

Dans la forêt, j’écoute un peu de musique introspective, en l’occurrence The Unforgiven. Derrière moi, Grogu est toujours abonné à ses podcasts. Depuis trois jours, il écoute Olma, un podcast scientifique pour les 8-12 ans qu’il connaît déjà par cœur.

Au sortir de la forêt, on trouve la piste cyclable au plus près du Rhin, coincée entre le fleuve et la route ou la voie ferrée, et c’est un décor que nous verrons jusqu’à la fin de la journée.


Par ici, les bords immédiats du Rhin sont monotones à l’œil du cycliste. Sur la piste, notre perspective change peu.
Mais autour de nous, le relief s’affirme, la vallée se resserre. Les pentes se couvrent tantôt de forêt, tantôt de vignobles. Le paysage évolue au rythme de nos coups de pédale. Le méandre entre Coblence et Boppard offre un vaste point de vue sur tout notre chemin.

À Boppard, nous profitons d’un parc au bord du fleuve pour une petite pause. Un petit garçon passe et repasse, crânant fièrement sur sa draisienne.

Il y a trois ans, en passant par là, j’avais fait une étape bien plus longue, et avec un fort vent de face, ce qui avait occasionné un sacré coup de mou sur le chemin. J’avais réglé le problème en avalant une montagne de frites dans un Biergarten au village suivant, Sankt Goar.

Après Boppard, la vallée du Rhin se resserre encore, ne laissant de la place que pour le fleuve, la route, la piste cyclable, et la voie ferrée.

Nous passons par Sankt Goar, où Grogu inaugure un nouveau jeu : à chaque pause, il prend avec son téléphone ce qu’il appelle une “photo inutile” : un objet pris au hasard avec un cadrage serré.



Et nous passons également devant la Lorelei : un rocher qui surplombe le Rhin à cet endroit. Une légende y est associée : la Lorelei est une nymphe qui charme les marins par ses chants. Les marins en oublient les courants du fleuve et chavirent.

Nous finissons par arriver à Oberwesel, c’est là où nous allons passer la nuit. La petite montée menant au centre du village nous casse les pattes.

Nous n’avons pas d’hôtel ici, mais un petit appartement loué. Un peu vieillot, pour tout dire, mais suffisamment propre, avec de la place pour les vélos et un lit confortable : pas besoin de davantage.
L’étape a été courte aujourd’hui et il est à peine 15h à notre arrivée. Grogu s’occupe avec son cahier de vacances et sa Switch, pendant que je fais un peu de lessive.
Pour le dîner, on a l’embarras du manque de choix car presque tous les restaurants sont fermés. Grogu est attiré par le kebab de la rue, qui se révèle, pas de chance, être fermé pour la semaine.
On se rabat sur une espèce de bar situé juste à côté et qui a une carte avec des pizzas et de pâtes. Grogu choisit des spaghettis aglio e olio ; pour ma part, des penne aux épinards et au gorgonzola. Pour le dessert, un Strudel aux pommes avec de la glace à la vanille, qu’on se partage.
Demain, c’est le dernier jour. La fatigue commence à se faire sentir. La mise au lit est rapide.
Bilan de la journée :
- Distance : 44,49km (cumulée 152,62km)
- Temps de pédalage : 2h34 (cumulé 9h06)
- Dénivelée : 132m (cumulée 470m)
Water is my eye
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Teardrop on the fire of a confession
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Le parcours semble bien adapté pour Arthur. Félicitations aux cyclistes ! On attend la suite…
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Bel article, qui donne de la valeur à de petits détails du quotidien, insignifiants et « inutiles » selon Arthur !!
Bravo pour toute cette distance parcourue !
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Namaste Manu et Grogu! 😘
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