Preachin Blues: vähän ylimääräistä lomaa

Pas la peine de chercher à comprendre le titre ; pourtant, il a bel et bien un sens. Dans le cadre des petits voyages que je fais avec Grogu, j’avais pour l’été jeté mon dévolu sur Helsinki.


Grogu grandit : il a eu onze ans en 2025. Dans la série “vieux con”, je lui ai demandé cet été s’il savait ce que voulait dire “faire un chèque”. Il s’est levé de sa chaise et s’est mis à balancer ses fesses de droite à gauche. Il avait compris “faire un shake”.

This joke might not really work when translated.

Mais partons à présent pour la capitale finlandaise.


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Bref, à la suite d’une fête de famille fin août 2025 (je ne vous raconte pas comment, à cette occasion, mon beau-frère et le fils de ma cousine se sont jetés sur la pâte de sésame ramenée d’Israël), nous partons de Genève pour Helsinki.

Le Mont Blanc au départ de Genève
Grogu en pleine cure de Ninjago, sirote son jus de myrtille

Arrivés, on va à l’hôtel puis à l’office de tourisme, à pied.

Un vélo cargo ! HIDALGO DÉMISSION !!!

L’hôtel est à deux pas de la gare et du centre-ville, la chambre est spacieuse et le buffet du petit déjeuner gargantuesque. Si j’étais en voyage à vélo, je pourrais me préparer un fameux pique-nique. Cerise sur le gâteau, il y a un sauna à notre étage.

En face de l’hôtel : le musée des beaux-arts

Première découverte : le finnois semble bien compliqué.

Pour le reste, on verra demain.


Premier jour, nous filons au musée Sea Life, un aquarium situé à une petite demi-heure à pieds de la gare. Fort de son expérience au Cheval Noir quelques semaines plus tôt, Grogu opte pour la marche.

Le quartier Kallio depuis l’autre côté de la baie
La vue depuis Sea Life

En rentrant vers le centre-ville, on entend un rire sonore dans un parc. Ce n’est qu’une poubelle en train de se fendre la poire.

Hahaha
Maison dans le parc

Au centre-ville, direction le marché couvert du port pour trouver de quoi manger.

Nous explorons les échoppes du marché ; elles sont toutes en bois patiné et il règne des odeurs de poisson fumé. Après quoi, nous nous attablons dans un petit restaurant. Je prends un morceau de kalakukko (du pain farci au poisson et servi tiède) et un bol de lohikeitto (soupe au saumon crémeuse avec des légumes et de l’aneth). Peu enclin à prendre des risques, Grogu choisit une pita avec des falafels et des frites.

Kalakukko et Lohikeitto

Nous passons le reste de l’après-midi dans le Musée des Illusions, qui plaît beaucoup à Grogu.

Musée des Illusions

Deuxième jour, nous allons au Musée en plein air de Seurasaari : des bâtiments du XVIIème au XIXème siècle : des habitations, des fermes, une église.

Accueil

La visite est entrecoupée de longues pauses : lecture et dessin. Car Grogu adore dessiner.

Lecture

Surprise, il se trouve même un fan-club : quelques touristes italiennes curieuses.

L’artiste au travail.

En fin d’après-midi, nous rentrons.

Baie de Seurasaari
Maison finlandaise

Troisième jour, nous prenons le train pour aller à Hämeeenlinna, voir le château de Häme, qui date du XIIIe siècle. Il a servi comme forteresse militaire jusqu’au XIXe siècle, puis comme prison jusqu’en 1953. En 1988, après de longues rénovations, c’est devenu un musée.

Maquette du château à l’époque médiévale

L’intérieur ressemble à l’extérieur : austère. Nos pas résonnent, de salles sombres en couloirs obscurs. À travers les quelques fenêtres, on voit la pluie arroser la ville.

Le château n’est pas immense, mais nous prenons notre temps car Grogu, patient et minutieux, passe près de deux heures penché sur son carnet, à dessiner les détails d’une armure.

Une fois la visite terminée, nous retournons à la gare et reprenons le train pour Helsinki. Sur le chemin, je trouve une blague sous la forme d’une vignette de Tintin détournée.


Le dernier jour, nous avons notre avion en début d’après-midi : ça nous laisse le temps d’aller vite fait visiter le musée des beaux-arts.

Il y a une riche collection de tableaux finlandais d’inspiration impressionniste, magnifiques. Et des toiles de style davantage naturaliste.

Albert Edelfelt
Akseli Gallen-Kallela

Cette dernière peinture me fait penser à une chronique de l’humoriste Lison Daniel, entendue sur France Inter il y a quelque temps.

Une fois le musée écumé, on file prendre le train pour l’aéroport. Grogu occupe son temps en élaborant des saynètes à base de Lego Ninjago. Puis on laisse Helsinki derrière nous et on retrouve le jus de myrtille de la Finnair. Enfin façon de parler, puisque Grogu, dans un avis nuancé, l’a qualifié de “jus de fruit à deux balles qui me donne envie de vomir”.


En 2026, je pense faire découvrir Londres à Grogu.

Londres, j’y étais justement au mois de juin dernier avec Bo-Katan. On a vu la National Gallery, le British Museum, la Tate Modern ; on a fait une promenade guidée à Shoreditch pour découvrir les graffitis du quartier. On a aussi vu la comédie musicale “Le fantôme de l’opéra”, et c’était génial.

À ce propos, figurez-vous que ce soir-là, quelques sièges plus loin sur notre rangée, je remarque un spectateur présentant une ressemblance frappante avec John Fitzgerald Kennedy. Je lui en fais la remarque à l’entracte ; il me répond en souriant qu’il est effectivement un parent de l’ancien président.

Intrigué, je lui demande :
“Tu es face à Fidel Castro, tu fais quoi ?”. Il me répond avec une moue hésitante : “je lui botte le cul”.
“Et face à Nikita Khrouchtchev ?”. Avec un air déterminé : “je lui botte le cul”.
“Et sinon, face à Marilyn Monroe ?”. Petit sourire en coin : “je lui botte le cul”.

Lien de parenté indiscutable.


Crédits :

  • Le titre de l’article signifie “un peu de vacances supplémentaires”

I’m gonna preach these blues
I’m gonna pick my seat and sit down
I’m gonna preach these blues
I’m gonna pick my seat and sit down
‘Cause when the spirit comes
Lord knows I’m gonna watch it too

Grabbed up my suitcase
And took off down the road
Grabbed up my suitcase
And took off down the road
I said farewell my church
May the good Lord bless your soul
Bless your soul bless your soul
Bless your soul bless your soul


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2 commentaires sur « Preachin Blues: vähän ylimääräistä lomaa »

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